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Analyse existentielle ou da-sein analyse à SEILH (31840)

Voici la liste des 1 psychothérapeutes ou psys

pratiquants cette technique de psychothérapie


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Cécile Vallat à paris

Ne restez pas figé dans des situations inconfortables. Je vous accompagne en Gestalt-Thérapie, dans un échange ouvert et bienveillant, par une mobilisation tant mentale, qu’émotionnelle et corporelle pour reprendre votre vie en main, à votre rythme, avec soutien, en mobilisant vos capacités profondes. La Gestalt permet une meilleure compréhension de nos modes de fonctionnement, nos relations aux autres afin de développer notre autonomie et créativité.
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KOTSONIS Claudine est psychopraticien, sophrologue, art thérapeute à Seilh et se déplace à SEILH

Formée en psychologie, sophrologie et art-thérapie, je propose une approche intégrative qui permet de répondre aux besoins des personnes à l'aide de différentes médiations en complément de l'approche verbale classique.
Je propose également des séances de sophrologie
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L'analyse existentielle ou da-sein analyse

La Daseinsanalyse est une forme de psychothérapie d'inspiration psychanalytique et phénoménologique née en Suisse. La Daseinsanalyse puise sa source dans l'ouvrage du philosophe allemand Martin Heidegger Être et Temps en 1927. Dans cette oeuvre majeure, Heidegger reprend la question de (l') être, laissée dans l'oubli. Méthodologiquement cependant, le philosophe s'emploie tout d'abord à déterminer l'essence du Dasein (l'être humain ou existence), seul étant disposant d'une ouverture à son propre être. C'est en ce sens que Heidegger posera les fondements d'une analytique existentiale du Dasein ou 'Daseinsanalytik'. La Daseinsanalyse dispose d'un double fondement: philosophique et psychanalytique. De cette dernière, elle reprendra l'intuition freudienne de la psychopathologie, à savoir que les symptômes psychiques peuvent être motivés et avoir un sens caché. La Daseinsanalyse reste résolument phénoménologique puisqu'elle procède par une méthode d'explicitation (Auslegung) plutôt que par un procédé interprétatif (Bedeutung).

Elle a été fondée par Ludwig Binswanger et Medard Boss, tous deux psychiatres exerçants en suisse alémanique. L. Binswanger concevait la Daseinsalyse davantage comme une méthode de recherche sur l'être humain. Il n'était pas directement intéressé par sa dimension psychothérapeutique, raison pour laquelle il ne fonda pas d'école pour l'enseigner. En revanche, Medard Boss développa dans les années 1960 à Zürich une formation en Daseinsanalyse (Daseinsanalytisches Institut für Psychotherapie und Psychosomatik) pour les psychiatres et les psychothérapeutes. À Zürich, la Daseinsanalyse est principalement représentée et enseignée aujoud'hui par le Dr. Alice Holzhey-Kunz au Daseinsanalytisches Seminar (DaS).

La spécificité de la Daseinsanalyse : une herméneutique existentiale

La spécificité de l'approche Daseinsanalytique par rapport aux autres approches existentielles réside dans une compréhension ontologique de la situation du Dasein (existant humain ou être humain) appelée Condition Humaine. Ce fut le mérite d'A. Holzhey-Kunz d'arriver à déployer dans toute son originalité les relations entre la conception philosophique de l'herméneutique existentiale de Heidegger avec la psychopathologie psychanalytique (Ouvrage : Leiden am Dasein, 1994). En effet, Heidegger décrit le Dasein dans sa double dimension ('zweideutigkeit') ontique et ontologique, autrement appelée la 'différence ontologique'. Ainsi, dans toute situation concrète - ou ontique - le Dasein est confronté à une dimension - ontologique - qui concerne ou relève de son être. Dans une telle perspective, la souffrance de l'être humain n'est pas simplement à identifier de manière concrète, comme étant due par exemple à un trouble psychique ou à une maladie psychique (raisonnement tautologique par excellence), mais au rapport qu'entretien le Dasein avec, par exemple et entre autres dimensions ontologiques, sa corporéité (Leiblichkeit, Cf. Merleau-Ponty) et sa mienneté (Jemeinigkeit) pour l'anorexie mentale, sa faillibilité (Brüchigkeit) et l'imprévisibilité (Unvorhersagbarkeit) de son corps pour les hypocondriaques, son indéléguable devoir-exister ("Dass ich bin und zu sein habe" - trad. française: "que je suis et que j'ai à être") pour les dépressifs, sa rassurante - mais ô combien riche en angoisses...- illusion de contrôle pour les troubles anxieux etc.

Ainsi, les tentatives répétées pour contrôler une situation, comme par exemple d'éteindre la lumière, de contrôler que les plaques du four sont éteintes, de se laver les mains maintes fois, n'ont pas à être comprises dans leur fonction concrète de contrôle et de maîtrise, mais dans leur dimension atmosphérique (stimmungsmässig) d'une tentative - la Daseinsanalyse parle ici de "souhait ontologique" (ontologische Wunsch) - d'éliminer les impressions mêmes d'une impuissance et d'une perte de maîtrise.

Par ces quelques exemples, il est souligné l'importance du sens des phénomènes psychopathologiques en rapport et en regard (Verweisungszusammenhänge) avec les dimensions existentiales concernées (Hellhörigkeit 'sensibilité aiguë' - et Betroffenheit 'être-touché-par').