
Fidèle à ses principes éducatifs de liberté et d’autonomie, Fabienne tolère que s’étende, dans les 12 mètres carrés qu’occupe la chambre de sa fille Laura, 15 ans, une « zone de non-droit » dont elle est exclue. Jusqu’au jour où sa fille s’absente une semaine à l’occasion d’un voyage scolaire. « En entrant dans sa chambre pour l’aérer, j’ai pu à peine poser un pied devant l’autre. » Le sol est jonché de tas informes, les livres s’étalent, et le linge propre (et repassé par les soins maternels) se mêle au sale. « J’ai aéré, pris un sac-poubelle, fait le tri et rangé l’armoire. Je me réjouissais du plaisir qu’elle aurait à trouver une chambre harmonieuse à son retour. Avec l’espoir un peu fou qu’elle aurait envie de la conserver ainsi. »
L’intention était louable, mais n’a pas eu le résultat espéré. « Dè...