
«À condition qu'il soit correctement soigné et pris en charge,
un schizophrène n'est pas plus dangereux qu'une personne que l'on pourrait qualifier de normale»,
explique Jean-Pierre Olier, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne à Paris.
Population très touchée par les maladies psychiques, les SDF pourraient bénéficier d'un programme de soins testé dans quatre grandes villes françaises.
Les chiffres sont terribles : 30 à 50 % des personnes sans domicile fixe (SDF) sont atteintes de très graves maladies psychiques : schizophrénie ou troubles bipolaires sévères. Des personnes livrées à elles-mêmes, sans soins, désocialisées et souvent atteintes d'alcoolisme et de toxicomanie. «Or, on sait aujourd'hui que ces trois facteurs multiplient par huit le risque de délinquance et de ...