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Lancé le 30/03/2010 à 13:05:04
Modifié le 06/05/2010 à 09:00:00
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ARTICLE du 06/05/2010 09:00:00   Arrêter de crier pour mieux s'entendre Part 2
Part 2
Nous avons vu le mois dernier d'où vient la colère. Nous allons tenter de répondre à la question qui vous brûle : comment s'en passer?
 
2. Comment sortir de la colère, de l'agressivité?
 
Je vous propose 2 principes qui sous-tendent un mode de résolution en 5 phases
 
Principe 1 intention positive
L'homme se trompe, il décide avec les moyens du bord, mais ses intentions sont bonnes.
Ses processus de pensées sont loin d'être normalisés. Aussi prend-il des décisions sans avoir, sans pouvoir tenir toujours toutes les cartes en main. Il peut le déplorer, mais c'est ainsi. Son cerveau est très encombré et sa mémoire est sélective au point de l'amener à renouveler les mêmes erreurs.
C'est la recherche du bien qui l'anime cependant. Cette conviction permet à l'homme de ne pas se sentir coupable. L'homme prend donc la bonne décision. Il peut se tromper, il peut tomber et se relever en prenant le positif de cette expérience.
La PNL présuppose que tout comportement détient à son origine une intention positive.
 
Principe 2 centrage
C'est éviter de se battre à propos de tout. C'est prendre de la hauteur par rapport à des événements qui par delà la colère blessent ou mettent en inquiétude.
 
Mode de résolution
 
Ouverture au monde – Prise de hauteur et expansion sur le monde
 
Lorsque j'ai un problème ou que je cherche à faire fonctionner quelque chose, j'ai tendance à me concentrer sur le problème ou sur le détail que je considère important. En fait je ne vois que lui. L'attention est rétrécie, en vision tunnel. L'attention est portée sur l'extérieur, devant moi, je n'entends plus les sons externes et je me concentre sur le dialogue interne.
La première étape consiste à relever la tête pour relever les yeux et déconnecter le dialogue interne.
Prendre sa respiration et dire "je fais partie du monde, je suis cela et plus encore" tout en étendant les bras.
 
Lâcher prise
 
Le travail précédent permet aux épaules de se relâcher.
Dire alors " Pas la peine de pousser plus la rivière, elle coule toute seule"
 
Reconscientisation sur le corps
 
Tout en continuant le cycle respiratoire, en insistant sur l'expiration, se centrer sur son centre d'énergie. Les mains se placent sur le ventre. Je dis" La vie est dans mon corps" et je sens chaleur et énergie sous mes mains.
 
Ouverture du cœur
 
Laisser la chaleur et l'énergie diffuser dans tout le corps. La respiration est alors haute dans la poitrine. Relever les yeux et regarder l'autre avec bienveillance. Dire "J'ai un profond sentiment de plaisir."
 
Centration sur la conscience du Moi
Les pieds pénètrent dans le sol. L'énergie se propage encore plus forte. Vous êtes ancré. Un axe monte des jambes, passe par le ventre, le cœur, jusqu'à la tête. Vous êtes aligné.
 


ARTICLE du 06/05/2010 08:57:19   L'accompagnement du manager
 Si vous me demandez ce qu'est un leader, un manager d'exception, je répondrai à la manière de Gandhi : C'est quelqu'un qui devient le changement qu'il veut voir dans le monde. Et pour cela c'est quelqu'un qui suscite la confiance en soi, l'initiative, le courage, la passion autour de lui.
Un manager peut s'imaginer en lien, en rapport avec les grands leaders tels Winston Churchill, De Gaulle, Gandhi, Bill Clinton, Gorbatchev, Lou Gerstner, Jack Welch et d'autres encore En devenant actif sur plusieurs niveaux logiques ( référence faite aux niveaux logiques de Robert Dilts ),son rapport aux autres, ses rapports aux tâches, à la gestion du temps et aux priorités vont se modifier.
 
 
 Son identité va passer progressivement de celle du scientifique, du technicien, du commercial, du financier, de l'expert, qui sait ce qu'il dit et fait, qui a l'expérience, les compétences, à celle du manager, qui sait développer l'intelligence et les talents des autres en suscitant motivation et esprit d'initiative.
 
Une transformation de certaines croyances a lieu, donnant libre accès à des capacités comme l'écoute active.
Certains comportements favorables à la relation aux autres se font jour.
L'ambiance de travail se modifie progressivement, évoluant vers une atmosphère plus détendue, particulièrement favorable aux échanges, et partages.
 
 
Un paradoxe à gérer
 
Les objectifs de l'entreprise en zoomant sur le cadre du présent portent le manager à l'action, voire à la fuite en avant . L''écoute entre cependant pour beaucoup dans le référentiel de ses compétences !
Ce n'est pas le seul paradoxe qu'un manager, volontiers leader de son équipe, doit gérer.
Il doit conjuguer en même temps des compétences sensiblement opposées :
d'un côté avoir le sens des réalités, et de l'autre avoir une bonne écoute.
 
Il lui arrive de se caricaturer en se comparant au cycliste qui a la tête dans le guidon.
Il n'échappe à personne qu'il s'agit là d'une tentative de justifier l'"impossibilité", toute subjective il est vrai, de prendre le temps d'une bonne écoute de ses collaborateurs.
 
Un Savoir Être à exprimer
 
Je suis tenté de définir le management comme l'art de composer avec les autres pour leur faire réussir les actions prévues. Il y a donc nécessité absolue de posséder la capacité de relier les personnes entre elles.
L' écoute en devenant un outil indispensable est une composante majeure du savoir être du manager.
Ne dit-on pas que tel manager " manque d'écoute " pour expliquer les scores incertains de son équipe ou au contraire que celui-ci " au moins sait écouter" pour signaler l'estime qu'on lui porte.
 
Une croyance en l'autre à vivre
 
Tout en restant soi-même, le manager fait grandir la croyance qu'il n'y a pas qu'une réalité et que la réalité des autres tout en étant différente de la sienne n'est pas forcément pire ou moins intéressante.
Il est solide grâce à la bonne estime qu'il a de lui. C'est ce qui lui permet d'accueillir le point de vue de l'autre et d'infléchir les changements de manière efficace en profitant des retours ( feed backs ) des autres.
 
Une capacité à faire du lien propice à la confiance et à l'inspiration
 
Si la parole ne manque pas, l'écoute est rare dans la société au point que les lieux d'écoute spécialisés
( coaching, psychothérapie.. ) se développent. Les personnes sont inondées par des messages nombreux sans échanges possibles au point de transformer la communication en fond sonore permanent.
La télévision écourte la communication familiale, le lien communautaire est faible, si bien que le lieu du travail apparaît comme le seul lieu de l'entretien du lien social. Sans ce lien, donc sans l'écoute, il est difficile de se sentir en confiance.
Sans un certain niveau de confiance il est difficile de penser autrement, d'oser des initiatives de se motiver en imaginant les choses susceptibles d'être modifiées par son action. Sans écoute, la motivation et la créativité
( le fait d'oser avoir une idée ) sont relativement faibles.
 
Henry Minzberg, le célèbre professeur canadien en management, utilise une image forte pour éclairer la nécessité d'accueillir des collaborateurs qui osent.
On place une abeille dans une bouteille débouchée dont on éclaire le fond. L'abeille sait que la lumière lui indique normalement la sortie. Elle ne parvient pas à prendre en compte une donnée nouvelle : l'existence du verre qui laisse passer la lumière mais pas la matière. Elle se heurte au fond de la bouteille jusqu'à l'épuisement.
Si on réalise l'expérience avec un mouche, dont l'intelligence n'est pas comparable à celle de l'abeille, on obtient des résultats différents. La mouche se débat en tous sens et sort en quelques instants de la bouteille.
Pour Minzberg dans les organisations il y a trop souvent des abeilles qui butent avec persévérance, méthode et intelligence sur les mêmes obstacles et pas assez de mouches qui prennent des initiatives, expérimentent et osent prendre des risques.
 
Des comportements sont visibles
 
La re formulation est une manière de mieux comprendre l'autre. Du même coup le collaborateur apprécie cette écoute et précise son idée, fait effort pour être encore mieux compris.
Le rôle du manager n'est pas d'écouter tous les états d'âme de ses collaborateurs cependant. Il n'a ni les compétences ni la posture neutre d'un coach " extérieur ". Il y a fort à parier cependant que le fait d'écouter ses collaborateurs dans leurs aspirations et préoccupations professionnelles favorise l'équilibre dans leurs autres domaines de vie. 
 
Une ambiance propice à l'évolution et aux changements.
 
Selon la psychologie, chacun désire être écouté pour prendre conscience de soi et accéder à sa position de sujet. L'écoute, qui n'est autre que l'attention que l'autre porte à ses dires, féconde la pensée et la renforce.
 
Ecouter ses collaborateurs c'est entendre leurs représentations respectives de la réalité; c'est accéder à leurs modes de pensée, c'est apprécier la liberté de leurs associations mentales , c'est ne pas terminer les phrases à leur place, c'est ne pas imposer ses propres vues, c'est accueillir la nouveauté comme autant de chances d'appréhender efficacement les changements, pour aménager l'ambiance de travail de telle sorte qu'elle devienne propice à la coopération, à l'échange, au partage dans la durée.
 
 
 
 
Selon Socrate " on sait qu'on ne sait pas" .
Je livre cette pensée à la sagacité du manager en lien avec les leaders d'exception.
N'est ce pas une invite à :
1/ savoir apprendre,
2/ savoir rencontrer,
3/ savoir écouter l'autre ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Francis Schlouppe
06 07 28 65 06


ARTICLE du 30/03/2010 13:10:49   Arrêter de crier pour mieux s'entendre
Arrêter de crier pour mieux s'entendre

Arrêter de crier pour mieux se faire entendre ( en référence au titre de livre de Betty Doty )

Part1 1.

Pourquoi la colère L'homme passe son temps à penser qu'il sait ce que l'autre pense, ce dont l'autre peut avoir besoin. Le cerveau s'apparente pour moi à un bric-à-brac de données, de sentiments, de souvenirs, de projets, pêle-mêle, de croyances, de valeurs que l'on s'efforce de classer, d'étiqueter, de ranger pour ne pas se faire submerger. Gérald Edelmann, voir plus bas Un certain équilibre est maintenu, grâce à une petite voix, qui envoie des messages " fais ceci, fais cela". Si je ne suis pas en mesure de voir clair dans mon fatras, voulez-vous me dire comment je puis prétendre pouvoir me repérer dans le grenier de l'autre? Et pourtant, je passe mon temps à penser que je sais ce que l'autre pense. Prenons un enfant qui est censé faire ses devoirs. Malgré l'attention portée par son père, rien ne se passe. Le père " J'ai l'impression que tu n'en as rien à faire de ce que je t'explique" Le fils qui ne veut rien laisser paraître " Je comprends rien, tu expliques mal" " ça me saoule, je comprends rien" Le père " En te forçant un peu, je suis sûr que tu peux y arriver" Le fils " Je n'y comprends rien, je t'ai dit". Puis quelques années plus tard le fils et le père se reparlent de cet incident. Le père " Veux-tu me dire pourquoi tu ne voulais pas faire tes devoirs?" Le fils " J'avais peur de faire faux. Aussi je préférais dire que je ne savais pas faire. Tu me traitais d'idiot et ça me laissait un statut que je trouvais enviable à l'époque."

L'homme a un énorme besoin de plaire. Le fait de passer son temps à faire des suppositions à propos de ce que pensent les autres n'a rien d'anodin. Nous voulons aider. Comme nous ne tombons que très rarement sur la bonne chose à faire au bon moment, à bon escient, l'un se trouve en général très déçu, vexé, blessé de ne pas être compris, de ne pas avoir réussi; et l'autre est mal à l'aise, irrité, humilié par l'indiscrétion de l'autre, peut être même un peu coupable de ne pas apprécier un tel secours. Ce qui surprend c'est l'importance que l'on accorde à sa capacité d'aider et en retour à son besoin d'être aidé. Pourquoi maintenir cette exigence vis-à-vis de soi et des autres? Posez-vous la question suivante: Combien de fois avez-vous été secouru de la bonne manière, au bon moment par quelqu'un? Combien de fois avez-vous eu le sentiment de faire tout votre possible pour quelqu'un et de ne pas avoir reçu en retour ce que vous étiez en droit d'attendre. Quand l'homme n'y parvient pas, il se met en colère, tant sa déception est forte. L'autre joue évidemment le mauvais rôle, puisqu' " il n'a pas vu tout ce que l'on a fait pour lui". La colère piège celui qui s'emporte en le laissant dans un isolement pesant, parce que coupable de ne pas avoir réussi encore une fois à faire ce qu'il fallait, à être bon.

L'homme pense que ce qu'il voit est ce que voit l'autre. Sa douleur est grande quand il s'aperçoit que le monde se refuse à être conforme à ce qu'il a prévu. Einstein disait que la question la plus importante est de savoir si le monde est bienveillant ou pas. De la réponse à cette question découle l'ouverture, le plaisir et la découverte, ou alors la protection, les tours et les forteresses. Deux visions différentes du monde. La carte n'est pas le territoire dit Alfred Korzybsky. Qu'est ce que cela veut dire? L'homme crée ses propres représentations de ce qu'est le monde, la vie, le possible, l'impossible, la relation aux autres, à partir de ses expériences. Ainsi chaque être est unique, et chaque être construit sa propre vision du monde. Trois processus interviennent dans la création de la carte : Vous sélectionnez ce qu'il faut voir (sélection) Exemple : Vous êtes dans une gare bondée, avec beaucoup de bruit autour et pourtant que votre ami descend sur le quai vous êtes capable d'entendre ce qu'il dit, malgré le brouhaha. Tout se passe comme si vous aviez amplifié sa voix et réduit le niveau de son des bruits ambiants. Vous expliquez ce que vous avez vu (distorsion) Exemple : Vous donnez un coup de main à un couple d'amis qui veulent acheter une maison dans votre quartier. En rentrant dans la maison, ils trouvent tout bien, commencent déjà à voir comment ils seront dans la maison, où ils mettront la niche du chien, alors que vous êtes agressé par le décor actuel, que les odeurs vous font chavirer et que la mauvaise humeur de la vendeuse finit par vous décider à ne pas donner une impression favorable au risque de déplaire à vos amis. Vous concluez sur ce qu'il y a lieu de faire (généralisation) Exemple : Vous avez eu de très mauvais résultats en mathématiques l'année dernière. Le professeur ne vous a pas aidé. Votre professeur a changé en fin d'année, mais vous êtes persuadé que les mathématiques c'est fini pour vous et que de toute façon les professeurs de mathématiques sont mauvais. Vous avez été mordu à 3 ans par un gros chien. Aujourd'hui votre voisine vous invite à prendre l'apéritif et vous tombez nez à nez avec son berger allemand. Pour vous tous les chiens sont méchants, aussi vous n'insistez pas et rentrez chez vous sans autre protocole.

L'homme est piégé par des réflexes de survie dignes du temps des cavernes. Selon Henri Laborit "votre cerveau reptilien n'est pas capable de mémoriser. […]Votre cerveau primitif devant le danger, le déplaisir, la douleur, ne vous permet que deux choses : fuir, si vous le pouvez, ou lutter, c'est- à- dire essayer par votre action de faire disparaître de votre environnement la cause de votre déplaisir, de la punition. Ce cerveau primitif est celui qui règle ce que l'on appelle les "pulsions". Prenons un exemple de tous les jours Vous cherchez une place et finissez pour trouver un emplacement vide. Le temps de faire votre approche, voilà quelqu'un qui s'est engouffré. Votre reptilien vous pousse à sortir de votre voiture, pour aller frapper le goujat. Votre limbique vous apporte alors la notion du Bien et du Mal et en même temps vous connecte à votre orgueil. Vous ne sortez pas de la voiture mais exprimez votre réprobation avec force gesticulations et mots discourtois. Vous êtes vexé et terriblement en colère. Votre cortex ne pourra vous apporter la notion que le parking est un espace public et que l'autre a pu voir cet emplacement avant vous, que lorsque vous aurez repris vos " esprits". Nous verrons le mois prochain comment sortir de la colère.

Gérald Edelman, Prix Nobel de physiologie et médecine, directeur du Neurosciences Institute à la Jolla, Californie : le cerveau n'est pas un ordinateur. " Si l'ordinateur fonctionne au moyen de la logique et de l'arithmétique à des intervalles courts et réglés par une horloge, le cerveau, en revanche, ne travaille ni selon des règles logiques et pas plus selon l'influence d'une horloge qui gouvernerait les sorties. Si un ordinateur ne fonctionne qu'avec des messages entrants non ambiguës, et ne travaille que sur des enchaînements identiques, le cerveau en revanche travaille avec des informations non organisées ( le monde n'est pas découpé à l'avance en catégories prescrites ). L'ordre dans lequel le cerveau travaille est très variable dépendant beaucoup des diverses expériences individuelles. C'est pourquoi il n'existe pas deux cerveaux identiques."



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